LOUISE BOURGEOIS

Autoportrait en traits rouges

À travers plus d’une centaine d’œuvres sur papier et tissu Louise bourgeois compose et recompose son passé dans un langage où la psychologie de la famille se tisse avec celui du corps, du désir et de la sexualité.
Le trait à l’encre rouge, fluide ou tourmenté, se suit comme un chemin à travers les préoccupations de l’artiste et explore des territoires où l’accouplement est danse, où les arbres sont mutilés comme des humains, les lignes sont des flèches qui s’enroulent sur elles-mêmes, les fleurs graciles, les araignées ont visage de femmes.
Ailleurs, sur des carrés de tissus blancs signés d’un LB brodés en rouge, prend vie une série de femmes aux cheveux longs et au strabisme inquiétant, femmes solitaires, enfermées, semblant prêtes à la rupture.
Mais qu’elle soit suspendue par la peau, estropiée ou enfermée sous une cloche, la femme de Louise Bourgeois n’en reste pas moins extrêmement féminine, parée de collier, cheveux torsadés, oreilles percées…
Et comme un souvenir commun, une sorte de rêve universel, une jarretelle accrochée sur un papier bleu ciel vient s’abandonner entre deux gravures.

Gravures
Louise Bourgeois
Galerie Karsten Greve
5, rue Debelleyme
75003 Paris
jusqu’au 12 février 2005